Last updated: 15 hours ago
Bien sûr, il y a le précédent Robert Wyatt. Mais, Dieu soit loué, Vincent Allix n’a pas eu besoin de chuter de 4 étages pour opérer sa mue artistique. Son accident est plus commun. En se préparant un sandwich, le guitariste féru de hard-rock se coupe un nerf de la main. La tuile tout de même, pour ce fan d’AC/DC devant l’éternel, qui se voit obligé d’arrêter la pratique de son instrument préféré. Une opportunité aussi. Celle de la découverte du merveilleux monde des synthés, et par ricochet des musiques électroniques. Mais attention, Vincent Allix, même pas 30 ans, n’arbore pas un look seventies par hasard. En studio comme sur scène, le moustachu à la longue crinière ondulée a un ennemi juré : l’ordinateur. Pour enregistrer et jouer ses morceaux souvent longs – mais tubesques, voire disco – le musicien s’entoure d’une demi-dizaine de claviers, et d’autant de boîtiers d’effets… Plus qu’un son, une source d’inspiration. LFO Baby est ainsi un clin d’œil à l’oscillateur basse fréquence utilisé par le musicien. « Mes machines me parlent » confirme une autre track, avec un chant hoqueté qui rappelle les premiers Bashung. « Cette phrase m’est venue quand je me suis rendu compte que les machines m’emmenaient vers des chemins artistiques que je n’aurais jamais pensé emprunter par moi-même. » Comme ce Raga de l’espace, morceau-fleuve de 7 min 26 joué sur un Yamaha CS-70M, pièce de collection dans le petit monde des geeks des synthés.